17/05/2008

Interrogatoire

Effondré dans le fauteuil de sa bibliothèque personnelle, Jérôme de Khudil regarde Cassandre s'imprégner du contenu de ses grimoires les plus précieux et il ne peut rien faire pour l'en empêcher. En reposant le grimoire sur Adventra, elle semble songeuse.

- Que pouvez-vous me dire sur la Légion, Jérôme ?

 

De Khudil reste muet.

- J'attends, Jérôme…

Le Praetor serre les dents lorsque Cassandre répète sa question. Les pouvoirs de cette femme grandissent de jour en jour et il se rend compte qu'elle a possédé avec ses discours sur la Wicca. Il y a bien une base de wicca en elle, mais le reste est perverti, noir comme les ténèbres qui entourent Absalonia, la cité de la légion, le fief de Ghilad.

(Ne cherche pas le savoir qui concerne la légion, Cassandre. Cela ne pourra te mener qu'à ta perte !).

(Vas-tu te taire, maudit esprit bêlant ! Toi qui avait le pouvoir dans le creux de ta main et qui l'a laissé filer pour une romance stupide. Qui es-tu pour oser me donner des ordres ou mêmes des avis ? Je ne suis pas toi, Conwenna. Je n'ai pas l'intention de me soumettre, ni de ramper devant les mâles ou les autorités patriarcales qui semblent gouverner chaque monde dont je découvre l'existence. Je ne suis pas faite pour m'incliner, mais bien pour commander !).

Les absences momentanées de Cassandre n'ont pas échappé au Praetor qui ne cesse de consigner dans son journal les événements qui se déroulent en sa domus depuis qu'ils ont été chercher cette créature à l'aspect d'une femme. Comme souvent, lors de ses "crises", Cassandre a relâché la pression qu'elle maintenait sur le Praetor qui en profite pour lancer à nouveau les contre-sortilèges qui pourront l'empêcher d'être à nouveau qu'un pantin dans les mains de cette sorcière. Tout en récitant, il s'assure que Jocaste reçoive ses souvenirs, comme ça, au cas où le pire devrait arriver, sa servante serait la dépositaire vivante de son témoignage et pourrait avertir le Cercle.

12:36 Écrit par Masque dans Cycle 1 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/05/2008

Gawain et Marie - Paris

  • Gawain ? Tu m'écoutes ? Tu es de nouveau loin !

Il cligne des yeux et me regarde avec son air d'enfant perdu comme à chaque fois qu'il émerge du passé.

  • Je suis désolé, parfois mes souvenirs me font oublier tout le reste.

  • Tu sais que je pourrais m'offusquer de telles paroles ?

Je le sens gêné, il grimace.

  • Marie…

  • Je plaisante. Sandra vient de m'appeler, le Thalys a du retard, ils ne seront pas là avant une demi-heure.

Galvin fronce les sourcils, il a l'air inquiet que je lui trouve de plus en plus depuis que nous sommes allés chez mon père.

  • Le Thalys en retard ? Voilà un événement assez rare pour être souligné.

  • Tu ne penses tout de même pas que ça ait un rapport avec les autres ?

  • Je n'en sais rien, Marie. A vrai dire, je commence à me demander si je ne les sous-estime pas dans ce qu'ils sont capables de faire. Le monde moderne ne leur a jamais posé un problème, bien au contraire. Il n'y a qu'à voir la facilité avec laquelle ils ont su manipuler les foules au cours des deux cent dernières années.

Je ne dis rien, repense à la suite de l'histoire de Cassandre. Cette femme cruelle qui a bafoué tout ce que en quoi nous croyons, nous les wiccan.

13:53 Écrit par Masque dans Cycle 1 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |