02/08/2005

fin de soirée

Elle ne sait pas comment, mais soudain il apparaît qu'elle connaît tout ceci, qu'elle est déjà venue dans cet endroit autrefois, pourtant, elle n'a jamais quitté le château de Jannée et le plus loin qu'elle ait été jusqu'à présent, c'est Namur. Elle a du mal à réaliser, alors que la première jeune femme est placée nue sur l'estrade face aux acheteurs potentiels. Et elle se revoit dans la même posture, dans le même décor. Elle se souvient de la vente, du voyage vers Py Hertung, du harem…

Un sentiment de révolte s'empare d'elle

        Après tout ce temps, rien n'a changé ! Les prêtres se livrent toujours à leur juteux trafic avec les marchands de Farlandia, et nul ne se dresse contre eux. Les licteurs ? Où sont-ils dans cette cité ? Pourquoi personne à Therag n'interdit-il cette abomination ? Des filles sont arrachées à leur foyer pour être vendu par ceux que tous prennent pour les gardiens de la sagesse et du savoir et personne ne dit rien ! Était-ce cela la volonté du Premier ?

        Ces pensées l"assaillent comme si quelqu'un d'autre parlait à travers elle, mais elle sait pourtant qu'elle est impuissante face à ça, du moins pour le moment… En quittant le marché, elle se jure de revenir faire subir aux prêtres, aux scaldes et aux célestes ce que celles qui n'ont pas eu la chance d'être choisies doivent endurer. Une colère ancienne gronde en elle et elle regagne la porte qui l'a amenée en cet endroit pour se retrouver dans la clairière où l'attend la prêtresse. Lorsque celle-ci lui demande ce qu'elle a vu, Cassandre lui répond avec un sourire étrange : "mon passé, mon avenir, ma destinée". L'officiante ne semble pas comprendre les paroles de la jeune fille et semble soudain inquiète face à cette fleur de magie pleinement éclose. Elle sait qu'elle a le pouvoir de lui faire oublier ce qu'elle a vécu et de la renvoyer vers le monde sans magie, mais Cassandre semble deviner ses pensées et s'approche d'elle pour lui appliquer un doux baiser sur les lèvres, la prêtresse s'effondre alors dans les bras de l'adolescente et perd connaissance.

 

            Je m'arrête, le bouche sèche et je pose mon regard sur Bruno qui semble blême. Effrayée, je me lève et prend ses mains dans les miennes.

 

-         Hey ! Qu'est-ce qui ne va pas ?

Il reste silencieux

-         Bruno, réponds ! Qu'est-ce-qui ne va pas ?

Il soupire

-         Farlandia…Therag…Phy Ertung… C'est impossible !!!

Je prend peur, ses yeux semblent fous.

-         Quoi ? Tu connais ces lieux ?

Il se lève et se met à faire les cent pas.

-         Ma grand-mère me racontait des histoires de Narynia lorsque j'étais enfant. J'ai toujours cru que c'était des contes, mais voilà que ton registre parle des villes de Narinya comme si elles étaient réelles !!!

Je reste interloquée.

-         Et d'où ta grand-mère tenait-elle ses histoires ?

-         Je l'ignore… A un moment, j'ai cru qu'elle les avait inventées. La tradition des conteurs état très vivace dans son village de Toscane. C'est pour ça que j'aimais y aller durant l'été.

C'est insensé ! Je ne comprend plus rien ! D'abord des lettres d'Italie, ensuite des titres de propriétés anciens, maintenant un registre racontant la vie d'une femme qui aurait voué sa vie à l'Ars Magica. D'ailleurs qu'est-ce-que l'Ars Magica ? Je pose la question à Bruno.

-         Je ne sais pas… La wicca j'en ai entendu parler,  par contre l'Ars magica à part un jeu de rôle, je ne vois pas ce que c'est.

-         Un jeu de rôle ?

-         Oui, pas récent d'ailleurs et épuisé je pense.

-         On, je ne pense pas que ça ait un rapport. Je connais des rôlistes, ils n'ont rien de magiciens ou autre jeteurs de sorts, pas plus qu'ils n'ont l'air d'adorateurs du démon d'ailleurs.

-         Ce sont des clichés idiots.

-         Je sais, mais certaines personnes y croient dur comme fer.

-         Les gens sont bêtes.

-         Ce n'est pas une grande nouveauté.

Ma remarque le fait sourire, il ne manque pas de charme. Allons bon, voilà que je raisonne comme Marie. Vu son état à celle-là et vu l'heure, je sens qu'on va dormir ici. Tyran va encore me faire la gueule demain. Peut-être devrais-je emménager dans l'appartement de grand-mère finalement…


17:16 Écrit par Masque | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

La femme de Brice Vu votre signature sur 33 tours. Le doge ? Nous acourons, passionnés par Venise, son histoire et son architecture (voir mon blog http://toutlesmatinsdumonde.skynetblogs.be). Nous découvrons votre univers heroïc fantasy. On adore aussi. P.S. : La musiiiiiiiique c'est quoiiii ? On aime beaucoup. C'est soit un compositeur américain de bof, soit leur modèle à tous depuis John Williams, de la musique française du début XX°. Je prends votre adresse dans mes liens.

Écrit par : Nicky | 03/08/2005

Heureux que mon histoire vous plaise, je suis moi-même un de vos lecteur à tous deux. La musique est tirée de la BO de Basic Instinct

Écrit par : le doge | 03/08/2005

Merci d'être passé On a apprécié l'humour de votre message. On vous place en lien aussi. A bientôt.

Écrit par : Nicky & Brice | 03/08/2005

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