28/07/2005

l'Italie

Un mystère en plus, Marie m'a envoyé un courriel ce matin. Elle a reçu un recommandé venant de mon notaire la convoquant à son étude le lundi de Pâques, chose encore plus curieuse, j'ai reçu la même chose. J'ai aussitôt téléphoné à maître Richard, mais il n'a rien voulu dire, il prétend suivre les instructions de grand-mère. Je n'y comprends rien.

J'ai continué la fouille des papiers, je vais de surprise en surprise, grand-mère entretenait une correspondance active avec l'Italie. Tout est rédigé en italien, du coup, j'ai été m'acheter un dictionnaire et une méthode assimil. J'ai commencé à déchiffrer quelques lettres, ça parle de l'entretien d'un endroit, d'une maison je crois. Serait-ce la maison de la photo ? Il y a aussi des comptes détaillés, elle a dépensé des fortunes pour cet endroit, comme si elle avait voulu la restaurer. Mais pourquoi ? Il n'y a pas de trace d'un contrat de bail, l'endroit n'est donc pas loué et grand-mère n'allait jamais en Italie. Plus j'avance, moins je comprend et Pâques qui n'est que dans trois semaines !

Une lettre d'Italie est arrivée aujourd'hui, c'est Bruno qui l'a réceptionnée, le facteur est un nouveau, il n'avait pas l'air au courant que grand-mère est décédée depuis bientôt deux mois. Bruno m'a demandé si je comptais m'installer dans l'appartement ou si j'allais le mettre en location ? Je dois avouer n'y avoir même pas songé. Je pense qu'il a peur que je ne décide de revendre, mais je crois que je ne pourrais m'y résoudre, quant à vivre ici, je ne sais pas si je suis prête à le faire, j'ai besoin de temps… c'est ridicule, puisque je passe tous les jours après le boulot, ainsi que les week-end. J'ai même failli louper ma soirée au Théâtre des Galeries, heureusement que des amis me l'ont rappelée. Bruno a remarqué le gros dictionnaire d'italien que je transportais aujourd'hui, il m'a demandé si je préparais des vacances, je lui ai répondu que j'essayais de traduire une partie de la correspondance trouvée dans le secrétaire. Du coup, il m'a proposé de m'aider en me révélant que ses grands-parents étaient des immigrés venus de Toscane dans les années 50 et que l'italien était parlé plus souvent que le français lors des réunions dans sa famille. J'ai hésité, puis accepté, il montera après la fermeture du bar.

Fatiguée, veillé tard. Bruno a lu et traduit les lettres de grand-mère jusqu'à passé deux heures du matin avant de commencer à tout embrouiller à cause d'un sommeil réclamant de plus en plus ses droits. J'ai pris des pages et des pages de notes que je tente de relire tout en déjeunant. Tyran me fait la tête parce que j'ai découché, ce chat porte décidément bien son nom.

Grand-mère possédait donc effectivement une propriété en Italie, mais elle n'y a jamais mis les pieds. Dans les lettres, il est question de travaux de restauration, d'un jardin qui devait être reconstitué, c'est assez vague. Je soupçonne que la convocation chez le notaire ait un rapport avec cette histoire. Un nom revient souvent dans les lettres : Maritza.

Pourquoi faire restaurer un endroit où on ne va jamais ? Grand-mère avait beau vivre très confortablement, je ne l'imaginais pas assez riche pour entretenir une propriété à l'étranger. C'est vraiment étrange…


17:12 Écrit par Masque dans Cycle 1 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.