18/07/2005

Chapitre 1 : Le décès

comme dans un rêve
tu t'envoles
vers l'autre monde

et je garde ton souvenir, grand-mère....

Je commence ce journal intime aujourd'hui par l'annonce du décès de ma grand-mère. J'étais la seule présente pour la pleurer, mes parents vivent loin et ne souciaient plus d'elle depuis belle lurette. Elle aura fermé les yeux dan son sommeil, paisiblement, c'est déjà ça.

C'est son médecin qui m'a appelée à six heures ce matin, son cœur s'était arrêté moins d'une heure auparavant. J'ai pleuré en raccrochant, puis j'ai téléphoné à mes parents qui nétaient pas chez eux. Sans doute à une de leur "party", quelle vie nauséeuse !

Je me suis donc armée de courage, ai pris une douche rapide, donné à manger à Tyran, mon chat persan et suis partie slalomer dans la circulation matinale de Bruxelles pour me rendre chez elle.

Me garer près du palais de justice, prendre l'ascenceur des Marolles pour descendre jusque dans la rue Haute et arriver place du Jeu de Balle où se trouve la petite maison en coin qu'elle occupe. Saluer Bruno, le patron du café installé au rez de chaussée, il était déjà au courant, il m'a présenté ses condoléances d'un voix serrée. Il aimait beaucoup grand-mère, elle ne l'avait pas brusqué lors de ses ennuis financiers, "vous aurez tout le temps de me rembourser lorsque ça ira mieux"… Elle était comme ça, grand-mère.

Monter les escaliers, mon cœur s'accélère. Je sors mes clés, j'ouvre la porte. L'infirmière de jour de grand-mère est là, pâle. Je la salue. Elle ne dit rien. Je vais dans la chambre, grand-mère est là couchée, paisible, on dirait qu'elle dort. Je dépose un baiser sur son front, mes larmes coulent toutes seules. Je reste là un moment, puis je regagne le salon. L'infirmière me dit que le docteur repassera vers midi avec l'acte de décès, puis s'en va, me laissant seule. Je respire, tente de sécher mes larmes et me dirige vers le secrétaire en vieux bois de rose où grand-mère rangeait ses papiers importants. Je l'ouvre, prend le dossier qu'elle m'avait préparée pour le jour où ça arriverait. Je prend le téléphone, m'installe dans un fauteuil, pose le dossier sur la table basse et commence à appeler.






10:28 Écrit par Masque dans Cycle 1 | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

decouverte ça me rapelle des souvenirs ce textes..... je parcours ton blog..... bien!
de l'evasion, de l'evasion ..... et des compositions tres fines, litteraires, bises

Écrit par : la belle | 01/08/2005

content que ça te plaise chère amie... merci pour tes commentaires. Bises

Écrit par : le doge | 01/08/2005

trop bien! eh bien, je ne sais pas dire si c'est une histoire vraie mais bravo, j'adore! j'accroche plus là qu'aux trois mousquetaires!

Écrit par : lequenne anne sophie | 23/02/2007

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